Dans certaines situations, un lifting cervico-facial ou une liposuccion du cou réalisés séparément permettent de corriger l’essentiel du problème. Chez d’autres patients, les deux phénomènes sont associés : il existe simultanément un relâchement des tissus et une surcharge graisseuse. Le chirurgien peut alors proposer de combiner les deux gestes au cours de la même intervention.
Le principe est assez simple : la liposuccion agit principalement sur l’excès de graisse tandis que le lifting cervico-facial repositionne les tissus relâchés du visage et du cou. Leur association n’est toutefois ni automatique ni adaptée à tous les patients. Elle dépend de l’anatomie du visage, de la qualité de la peau et du type de vieillissement observé lors de la consultation.
Lifting cervico-facial et liposuccion du cou : deux gestes aux objectifs différents
Même s’ils peuvent concerner des zones proches, le lifting du visage et la liposuccion du visage et du cou ne répondent pas exactement au même problème.
Comprendre cette différence permet de mieux saisir pourquoi ils peuvent parfois être complémentaires.
Que corrige le lifting cervico-facial ?
Le lifting cervico-facial est destiné à traiter le relâchement du bas du visage et du cou.
Avec l’âge, plusieurs modifications peuvent apparaître :
- l’ovale du visage devient moins net ;
- les tissus descendent progressivement ;
- des bajoues se constituent ;
- la peau du cou se relâche ;
- les structures musculaires superficielles peuvent également perdre leur tension.
L’objectif d’un lifting moderne ne consiste donc pas simplement à « tirer la peau ». Le travail porte également sur les plans plus profonds du visage afin de repositionner les tissus et de retrouver des contours plus harmonieux.
La mise en tension du système musculo-aponévrotique superficiel, couramment appelé SMAS, ainsi que le traitement du muscle platysma au niveau cervical peuvent notamment participer à la restauration d’un ovale mieux défini.
L’objectif reste de respecter les traits du patient et d’obtenir un résultat naturel, sans modifier son identité.
Que corrige la liposuccion du cou ?
La liposuccion, ou lipoaspiration, répond à une problématique différente : la présence d’un excès graisseux localisé.
Au niveau du cou, cette accumulation peut notamment se situer :
- sous le menton ;
- le long de la mandibule ;
- dans la partie supérieure du cou ;
- parfois autour des bajoues selon l’anatomie du patient.
La lipoaspiration consiste à retirer une partie de cette graisse à l’aide de fines canules.
Elle peut ainsi contribuer à :
- alléger un double menton d’origine graisseuse ;
- affiner la région cervicale ;
- améliorer la définition de la mâchoire ;
- rendre l’angle entre le menton et le cou plus visible.
Une liposuccion ne traite cependant pas directement un relâchement important de la peau ou des structures profondes.
C’est précisément dans les situations où graisse et relâchement coexistent que l’association avec un lifting peut être envisagée.
Dans quels cas peut-on associer lifting du visage et liposuccion du cou ?
Il n’existe pas un profil unique de patient nécessitant les deux interventions.
Le chirurgien analyse plusieurs composantes : la quantité de graisse présente, la qualité cutanée, le relâchement musculaire, la forme de la mandibule, la projection du menton ainsi que l’équilibre général du visage.
Un double menton associé à un relâchement du cou
Un double menton n’est pas toujours uniquement lié à un excès de graisse.
Chez certains patients, la région sous-mentonnière présente effectivement une surcharge graisseuse, mais également :
- une peau devenue moins élastique ;
- un relâchement du cou ;
- une diminution de la définition de l’ovale.
Dans ce contexte, retirer uniquement la graisse risque de ne pas corriger l’ensemble du problème.
La liposuccion peut permettre d’affiner la zone tandis que le lifting traite parallèlement la laxité des tissus.
Des bajoues et un ovale du visage moins défini
L’apparition de bajoues est généralement liée à la descente progressive des tissus du visage.
Cependant, une composante graisseuse peut parfois accentuer l’aspect lourd du bas du visage et du cou.
Lorsque l’examen montre à la fois un relâchement de l’ovale et une surcharge graisseuse cervicale, le chirurgien peut associer les deux techniques afin d’agir sur chacune de ces composantes.
Pour les patients qui cherchent d’abord à comprendre quelle intervention correspond à leur situation, l’article consacré aux bajoues et au double menton permet également de distinguer les principales solutions envisageables.
Un cou épaissi malgré un poids relativement stable
Il est également possible de présenter une accumulation graisseuse localisée sous le menton sans être en surpoids.
Certaines morphologies favorisent naturellement le stockage de graisse dans cette région.
Avec le vieillissement, cette graisse peut se combiner à une perte progressive de tonicité cutanée. Le cou semble alors plus lourd et la séparation entre le visage et le cou devient moins marquée.
Dans certaines indications, associer lifting et lipoaspiration permet de traiter simultanément ces deux phénomènes.
Quel est l’intérêt d’associer lifting cervico-facial et liposuccion du cou ?
L’intérêt n’est pas de multiplier les gestes chirurgicaux mais d’adapter l’intervention aux différentes causes responsables de la modification de l’ovale.
On peut résumer la logique de la manière suivante :
- excès de graisse : la liposuccion peut être indiquée ;
- relâchement des tissus : le lifting peut être indiqué ;
- excès graisseux et relâchement associés : une combinaison peut être discutée.
La Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique précise d’ailleurs que lorsqu’une surcharge graisseuse localisée accompagne le relâchement du visage et du cou, une lipoaspiration peut être réalisée dans le même temps opératoire qu’un lifting cervico-facial.
L’association peut ainsi permettre d’agir de façon plus globale sur le tiers inférieur du visage.
La liposuccion contribue à alléger et affiner le cou, tandis que le lifting permet de repositionner les tissus et de redessiner l’ovale.
Le résultat recherché n’est pas un visage excessivement tendu ou amaigri, mais une meilleure harmonie entre le menton, la ligne mandibulaire et le cou.
La liposuccion du cou peut-elle remplacer un lifting ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes en consultation.
Chez un patient présentant principalement un excès graisseux avec une peau encore ferme et suffisamment élastique, une liposuccion du cou seule peut parfois être suffisante.
Après le retrait de la graisse, une peau de bonne qualité dispose d’une certaine capacité à se rétracter autour des nouveaux contours.
En revanche, lorsque la peau est déjà très relâchée ou lorsque les structures profondes du visage ont commencé à descendre, cette rétraction peut être insuffisante.
Une lipoaspiration ne repositionne pas les tissus du visage et ne permet pas de traiter à elle seule :
- des bajoues importantes ;
- un excès cutané marqué ;
- un relâchement musculaire cervical ;
- une perte importante de définition de l’ovale.
Dans ces situations, le lifting peut apporter une correction que la liposuccion seule ne peut pas obtenir.
À l’inverse, un lifting n’implique pas systématiquement une lipoaspiration. Si le cou ne présente pas de surcharge graisseuse significative, il n’existe aucune raison de retirer de la graisse uniquement parce qu’un lifting est réalisé.
Quelles sont les limites de l’association lifting et liposuccion du cou ?
La chirurgie du visage doit préserver les volumes nécessaires à son équilibre.
L’objectif d’une liposuccion faciale n’est donc jamais d’aspirer le plus de graisse possible.
Un retrait excessif pourrait notamment accentuer :
- certains creux ;
- un aspect trop maigre du visage ;
- les reliefs osseux ;
- certains signes du vieillissement.
Les besoins d’un visage naturellement plein ne sont pas les mêmes que ceux d’un visage fin ou déjà amaigri.
Le chirurgien tient également compte de la structure du menton et de la mandibule. Un angle cervico-mentonnier peu défini peut par exemple avoir plusieurs origines : graisse, relâchement cutané, position du menton ou anatomie des structures cervicales.
La consultation permet justement de déterminer quelle composante doit réellement être corrigée.
Enfin, comme toute chirurgie esthétique, ces interventions ne stoppent pas le vieillissement. Elles permettent de repositionner ou de remodeler les tissus présents au moment de l’opération, mais la peau et les structures du visage continueront ensuite à évoluer naturellement.
Comment savoir si les deux interventions sont nécessaires ?
La décision ne peut pas être prise uniquement à partir de photographies ou de la présence apparente d’un double menton.
Lors de la consultation, le chirurgien analyse notamment :
- la localisation de la graisse ;
- l’épaisseur des tissus ;
- l’élasticité de la peau ;
- l’importance des bajoues ;
- la qualité de l’ovale ;
- le relâchement du cou ;
- les muscles superficiels du cou ;
- la forme de la mandibule ;
- la projection du menton ;
- les attentes du patient.
L’examen permet également d’évaluer le visage dans son ensemble.
Cette approche globale est particulièrement importante : une correction isolée d’une seule zone doit rester cohérente avec les proportions du reste du visage.
Chez certains patients, la liposuccion représentera donc le geste principal. Chez d’autres, le lifting sera suffisant. Et lorsque plusieurs composantes sont associées, un traitement combiné pourra être proposé.
Comment se déroule une intervention associant lifting et liposuccion du cou ?
Lorsque les deux gestes sont indiqués, ils peuvent être réalisés au cours de la même intervention.
La lipoaspiration permet tout d’abord de traiter les zones graisseuses qui ont été identifiées lors de la consultation. De fines canules sont introduites par de petites incisions afin de retirer de façon contrôlée l’excès de graisse.
Le lifting permet ensuite de repositionner les structures relâchées du visage et du cou. La peau est redrapée sans tension excessive après le travail réalisé sur les plans profonds.
Le déroulement précis dépend cependant de l’anatomie du patient et de l’importance des corrections à effectuer.
Le type d’anesthésie est également choisi au cas par cas.
Le Dr Aknin réalise notamment certains liftings du visage sous anesthésie locale lorsque l’indication le permet. L’association avec une liposuccion du cou doit néanmoins être évaluée individuellement : tous les liftings et toutes les associations de gestes ne relèvent pas nécessairement du même protocole anesthésique.
Quelles suites après un lifting associé à une liposuccion du cou ?
Les suites diffèrent selon l’importance du lifting et de la lipoaspiration réalisés.
Un œdème est habituel après l’intervention. Il peut concerner le bas du visage, la région sous-mentonnière et le cou.
Des ecchymoses peuvent également apparaître.
Au cours des premiers jours, il est possible de ressentir :
- une sensation de tension ;
- une sensibilité différente de la peau ;
- un gonflement du visage et du cou ;
- une certaine gêne lors des mouvements.
Ces phénomènes diminuent progressivement.
Le résultat n’est donc pas évalué immédiatement après l’opération. Il faut laisser le temps à l’œdème de se résorber et aux tissus de s’assouplir.
Les consignes postopératoires doivent être respectées afin de favoriser une cicatrisation correcte. Comme après toute intervention chirurgicale, des complications restent possibles : hématome, infection, troubles sensitifs, retard de cicatrisation ou irrégularités notamment.
La consultation préopératoire permet d’expliquer précisément les risques correspondant aux gestes envisagés.
Pour les patients particulièrement préoccupés par les marques de l’intervention, les cicatrices d’un lifting font également l’objet d’un article dédié.
Quel résultat attendre sur l’ovale du visage et le cou ?
Lorsque l’indication est correctement posée, l’association peut permettre de traiter plusieurs éléments du vieillissement du tiers inférieur du visage.
La liposuccion peut contribuer à rendre le cou moins lourd et à mieux définir la région sous-mentonnière.
Le lifting permet parallèlement de repositionner l’ovale et de corriger le relâchement des tissus.
L’objectif est notamment de retrouver :
- une ligne mandibulaire plus lisible ;
- un ovale mieux dessiné ;
- un cou plus harmonieux ;
- une transition plus nette entre le menton et le cou.
Le résultat doit néanmoins rester adapté à la morphologie et à l’âge du patient.
En chirurgie du visage, un résultat naturel ne signifie pas transformer les traits mais plutôt corriger ce qui s’est relâché tout en conservant l’identité du visage.
Questions fréquentes sur le lifting associé à une liposuccion du cou
Peut-on faire une liposuccion du cou en même temps qu’un lifting ?
Oui. Lorsqu’un patient présente à la fois une surcharge graisseuse du cou et un relâchement des tissus, une liposuccion peut être associée au lifting cervico-facial au cours de la même intervention. L’indication dépend néanmoins de l’examen clinique.
La liposuccion du cou peut-elle éviter un lifting ?
Dans certains cas, oui. Une liposuccion seule peut être adaptée lorsque le problème est principalement graisseux et que la peau possède encore une bonne tonicité. En cas de relâchement cutané ou musculaire important, elle ne peut cependant pas remplacer le repositionnement des tissus réalisé lors d’un lifting.
Un lifting cervico-facial enlève-t-il le double menton ?
Cela dépend de la cause du double menton. S’il est principalement lié au relâchement des tissus, le lifting peut améliorer la zone. Lorsqu’une surcharge graisseuse est également présente, une lipoaspiration complémentaire peut être proposée.
À quel âge peut-on associer lifting et liposuccion du cou ?
Il n’existe pas d’âge précis. L’indication dépend davantage de l’état des tissus que de l’âge civil. Deux personnes du même âge peuvent présenter des degrés très différents de relâchement cutané, de graisse sous-mentonnière et de vieillissement du visage.
Peut-on associer lifting et liposuccion du cou sous anesthésie locale ?
Certaines interventions du visage peuvent être réalisées sous anesthésie locale lorsque leur étendue et l’état de santé du patient le permettent. La possibilité d’associer une liposuccion du cou au lifting dans ces conditions doit toutefois être déterminée individuellement par le chirurgien après examen.
Lifting cervico-facial et liposuccion du cou à Lyon : une indication personnalisée
Un ovale moins défini ou un cou relâché peut avoir plusieurs causes. Chez certains patients, la graisse prédomine. Chez d’autres, le problème vient essentiellement du relâchement de la peau et des tissus profonds. Il est également fréquent que les deux phénomènes soient associés.
La consultation avec le Dr Joël Aknin permet d’analyser précisément le visage et le cou afin de déterminer si une liposuccion, un lifting cervico-facial ou l’association des deux interventions correspond le mieux à votre situation.
Le choix du traitement repose sur l’anatomie, la qualité de la peau, les attentes du patient et la recherche d’un résultat naturel et proportionné.
Pour obtenir un avis personnalisé, vous pouvez prendre rendez-vous avec le Dr Aknin à Lyon.
Sources médicales
- Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE) – fiche d’information sur le lifting cervico-facial.
- American Society of Plastic Surgeons (ASPS) – informations relatives au lifting du visage et du cou, à ses indications et à ses risques.
Article rédigé par le Dr Joël AKNIN
Le Docteur Joël AKNIN est spécialiste qualifié en chirurgie plastique et esthétique par le conseil national de l’ordre des médecins.
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